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BERTRAND CHAMAYOU, piano
 

Le pianiste Bertrand Chamayou s’est imposé ces dernières années comme une personnalité majeure du monde musical français. Il a été récompensé en 2006 par une Victoire de la musique. Natif de Toulouse, il a été remarqué dès l’âge de treize ans par le pianiste Jean-François Heisser dont il a suivi par la suite l’enseignement au Conservatoire national supérieur de musique de Paris.

Dans le même temps, il travaillera pendant cinq ans à Londres pour étudier auprès de l’éminente pédagogue Maria Curcio, et recevra les conseils éclairés d’un grand nombre de maîtres, dont ceux de Murray Perahia.

Pour avoir très peu sacrifié à l’exercice des concours internationaux, il n’en a pas moins été lauréat à tout juste vingt ans du concours Long-Thibaud.

C’est à cette époque que le public découvre son nom et que ses apparitions se font de plus en plus fréquentes. Entre 2003 et 2005, il s’est notamment illustré en jouant plus d’une quarantaine de fois les Douze Études d’exécution transcendante de Liszt, le dernier concert de ce cycle à la salle Molière de Lyon ayant fait l’objet d’un enregistrement pour son premier disque (Sony Classical) salué avec enthousiasme par la critique (« Choc » du Monde de la mu­sique) et le milieu musical.

Entre-temps, Bertrand Chamayou se sera produit sur les plus grandes scènes internationales, comme la salle Pleyel, le théâtre des Champs-Élysées, le théâtre du Châtelet à Paris, le Concertgebouw d’Amsterdam, la Philharmonie d’Essen, die Glocke à Brême, le Gasteig et la Herkulessaal de Munich, le Wigmore Hall de Londres, le Tokyo International Forum, le Dewon Philharmonic de Kuala-Lumpur, la Halle-aux-Grains de Toulouse, l’Arsenal de Metz, le Nouveau Siècle de Lille, le Corum de Montpellier, l’Auditori de Barcelone, le Teatro de la Zarzuela de Madrid, le conservatoire Tchaïkovski de Moscou, l’auditorium de la Cité interdite de Pékin, ainsi que dans des festivals comme La Roque-d’Anthéron, Piano aux Jacobins, les Folles Journées de Nantes, ceux de Lisbonne et Tokyo, le domaine Forget au Québec, le festival de Ravenne, la Quincena Musical de San Sebastian, le Mecklenburg-Vorpommern Festspiele, le Bremen Musikfest, les Sommets musicaux de Gstaad, le festival de Radio-France Montpellier, le festival « Présences », le festival Messiaen de La Meije.

 
 

La musique contemporaine occupe une part importante de son activité et il a travaillé avec des légendes vivantes de la création comme Henri Dutilleux ou György Kurtág au festival de Cordes-sur-Ciel.

En outre, Bertrand Chamayou possède à son répertoire une trentaine de concertos, qu’il a pu donner aux côtés de l’Essicher Rundfunk Orchester de Francfort, l’orchestre philharmonique de Liège, l’orchestre national de France, l’orchestre philharmonique de Radio-France, l’orchestre national du Capitole de Toulouse, l’orchestre national de Lille, le Sinfonia Varsovia, la Tapiola Sinfonietta, en compagnie de chefs comme Michel Plasson, Tugan Sokhiev, Andris Nelsons, Lawrence Foster, Jean-Claude Casadesus, Yutaka Sado, Ion Marin.

Son activité de chambriste est de même essentielle, et il dialogue régulièrement avec les violonistes Augustin Dumay, Renaud Capuçon, Daishin Kashimoto, l’altiste Antoine Tamestit, les violoncellistes Gautier Capuçon et Sol Gabetta, les clarinettistes Nicolas Baldeyrou et Paul Meyer, le hautboïste Alexei Ogrintchouk, le trompettiste et corniste David Guerrier, les quatuors Ébène, Belcea, Ysaÿe, Jérusalem. Il a aussi collaboré avec des chanteurs comme Sophie Koch, Mireille Delunsch, Karine Deshayes, le chœur de chambre « les Éléments » et Joël Suhubiette.

En 2008, Bertrand Chamayou a amplement rendu hommage à Olivier Messiaen pour son centenaire, avec notamment plusieurs exécutions des Vingt Regards sur l’enfant Jésus. Il a signé un contrat d’exclusivité avec la maison de disque Naïve, et a enregistré pour ce label son deuxième disque, consacré à Mendelssohn, pour lequel il a reçu un très grand nombre de distinctions (grand prix du disque de l’académie Charles-Cros, « Choc » du Monde de la musique, « 10 » de Classica, « Excepcional » du magazine espagnol Scherzo).

 
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